Développement de la pisciculture au Bénin: la recherche comble t-il les attentes des pisciculteurs?

« Réduire de 20% les importations de poisson d’ici 2015 » un objectif qui nécessite plus d’innovation, de détermination, de modernisation des techniques traditionnelles, et bien d’autres. Je trouve pour ma part que l’atteinte de cet objectif est quasi impossible: les moyens mis en œuvre n’étant pas à la hauteur. La preuve, mon pays continu toujours d’importer des milliers de tonnes de poisson par an au lieu d’en exporter. Une problématique de développement aux conséquences énormes allant jusqu’à l’asphyxie de la production locale. Cette production locale qui couvre à peine 30% de la demande connaît d’énorme difficulté au nombre desquelles: le problème de l’alimentation, de la reproduction et de la diversification des espèces élevées.

L’activité de la pisciculture aujourd’hui, est la solution la plus adaptée face à la pression des pêches sur les eaux continentaux. Elle est pratiquée aujourd’hui par des centaines d’acteurs passionnés. Selon un exposé du président de la Fédération nationale des pisciculteurs du Bénin (FeNaPiB), l’état des lieux de la filière piscicole démontre de l’énorme potentialité dont dispose le bénin. Faisant allusion à l’historique de l’activité, aux ressources en eaux, à la disponibilité de la main d’œuvre; pour ne citer que ceux là. Des études ont été mené pour améliorer les techniques d’élevage et augmenter la productivité. L’émission « Terre d’Ici et d’Ailleurs » du Dimanche 19 octobre 2014 en fait cas de figure. L’invité, le Dr. CHIKOU Antoine, est enseignant chercheur à la Faculté des Science Agronomique (FSA) de l’Université d’Abomey-Calavi (UAC). A suivre son intervention, ça donne l’impression qu’on se concentre beaucoup plus sur l’amélioration des techniques du système de « WHEDO » alors que d’autres aspects sont à explorer. Ceci pose un gros problème puisque cette question n’est peut-être pas d’actualité. Je peux me tromper certes mais on à l’impression que la recherche est en partie déconnecté de la vraie réalité (si je peux me permettre le pléonasme). Il faut noter aussi que les résultats de bon nombre de travaux bien que pertinent ne sont généralement pas vulgarisés auprès des pisciculteurs ou parfois même, ne répond pas à leurs besoins.

A ce jours plusieurs connaissances endogènes ont été développé par les producteurs eux-mêmes qui ne comptent plus attendre de façon indéfinie. « la recherche en matière de pisciculture est vraiment important pour le développement de la pisciculture au Bénin (…) Nous ne somme plus au niveau où les scientifiques nous croit être car aujourd’hui nous avons réglé un certain nombre de problème à savoir la reproduction et l’alimentation pour les deux premières phases de la production. Et c’est sur cette piste que nous souhaiterions que la recherche nous accompagne. Nous somme prêt à mettre ses connaissances à disposition des chercheurs pour étude approfondie». A déclaré M.GBEDOKPOSSI Marius au cours de l’atelier du 17 octobre 2014 sur le partage des expériences en matière de pisciculture organisé par la communauté « Innovation agricole » de la plateforme « AGRI HUB Bénin ». D’où la nécessite d’une base de synergie entre les acteurs de la filière et les chercheurs. Une franche collaboration entre les scientifiques et les producteurs à la base va permettre de dynamiser le secteur.

La solution pour le développement de la production halieutique au Bénin passe par le développement de la pisciculture. La contribution de la recherche passe par l’amélioration des connaissance endogènes en leur donnant une base scientifique. A côté de ceci, notons que la formation des acteurs impliqués seront d’un grand intérêt.

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4 réflexions sur “Développement de la pisciculture au Bénin: la recherche comble t-il les attentes des pisciculteurs?

  1. Hazoume Rodrigue dit :

    L’aquaculture beninoise soufre du manque d’ aliment local performent a cout accessible par tout les pisciculteur. Avec un bon aliment la pisciculture sera facile.

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  2. H. anatole dit :

    la question de l’aquaculture doit être au cœur des préoccupations quotidiennes le moment les poissons occupent une place dans nos plats quotidiens. Il est donc indéniable de penser à résoudre les goulots d’étranglement de ce secteur pour contribuer efficacement à la sécurité alimentaire dans notre pays le Bénin. je propose que nos gouvernants pensent pour l’instant à la subvention des aliments comme les engrais subventionnés aux producteurs et la recherche sur la question alimentaire devienne une priorité pour les chercheurs. une politique d’encouragement des promoteurs privés qui font la pisciculture en bacs,en bassins (j’en fait partie aussi) et en étangs doit être initiée. Et pour finir l’organisation de la filière importe beaucoup.

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    • juvencioa dit :

      La recherche sur les questions d’agricoles et alimentaires est actuelle et doit pouvoir nous interpeller tous, que nous soyons universitaires, professionnels ou politiques. Chacun à son niveau doit pouvoir prendre des initiatives. Très belle approche de solution et je vous encourage pour votre entreprise piscicole!

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