Comprendre les Organisations Paysannes en Afrique

La fonction principale de l’agriculture est de satisfaire les besoins alimentaires des populations (garantir la sécurité alimentaire). En Afrique de l’ouest, c’est l’agriculture familiale qui rassemble une grande partie des actifs dans le domaine agricole. Environs 96%. Initialement adopté par les organisations paysannes dont l’émergence a permis de sauver le monde rural de l’impasse économique. Elle se caractérise par une main d’œuvre essentiellement familiale et rend de très nombreux services à la communauté.images

Dans les pays à faible revenu comme c’est le cas en Afrique occidentale, on attache une très grande importance au développement des organisations paysannes (OP). Elles apparaissent comme une combinaison pour faire progresser les systèmes ruraux traditionnels (favoriser le progrès et la mobilisation de l’effort collectif). Il est à noter que l’analyse de ses (OP) ne peut être appréhendée sans une prise en compte de l’histoire des sociétés agraires, leur mode de fonctionnement et les étapes de leurs transformations. Ce dont je vous épargnerai dans ce billet

Par définition, une “organisation“ est tout appareil social constitué par des individus qui se mettent ensemble pour atteindre certains objectifs bien déterminés en synergie d’action. Une “organisation paysanne (OP)“ est donc un regroupement professionnel formel ou non d’acteurs ruraux et agricoles en vue de représenter les intérêts d’une communauté  et de prendre en charge des fonctions dépassant les capacités de chacun de ses membres. Les (OP) sont des structures collectives qui revêtent de multiples formes (associations, coopératives, groupements, union de groupements, fédération d’unions de groupements, etc.). images

Elles ont au moins une caractéristique commune à savoir « regrouper des personnes qui, confrontées au même problème, décident d’unir leurs forces pour résoudre leurs difficultés communes. Établis sur le principe associatif, elles visent à accroître l’efficacité et la compétitivité économique des systèmes de production et à améliorer les conditions de vie des producteurs. Au regard de ces définitions, les objectifs d’une OP dépendent de leur domaines d’intervention. Elles se construisent comme un pont solide entre les individus et les différents groupes sociaux d’une part, l’état et les partenaires techniques et financiers d’autre part.

Les OP de par leurs caractéristiques (du champ d’action ou de la zone d’intervention en perpétuelle mutation à la société de façon globale) peuvent aider à accroître de façon significative et considérable la productivité (agricole, écologique, économique et sociale) de la communauté,  à accroître sa capacité à se construire des objectifs propres et certains des instruments dont elle a besoin pour les atteindre. Les OP facilitent à leurs membres la découverte, de nouvelles possibilités relationnelles et de nouvelles capacités collectives. Elles développent et vulgarisent les techniques améliorées de production et assurent à leurs membres: (i) la disponibilité des intrants et leurs en simplifient l’accès, (ii) facilitent l’accès au crédit, (iii) facilitent l’accès au marché, (iiii) écoulent les excédents de production, (v) garantissent un prix rémunérateur, (vi) stabilisent les prix sur le marché, (vii) assurent la promotion de nouvelles valeurs (auto promotion, responsabilité mutuelle, liberté d’initiative, etc.), (viii) et enfin assurent la sécurité alimentaire. Les producteurs et les acteurs communautaires ont tout intérêt à s’y affilier.images

Dans le contexte actuel où, grands sont les défis liés à l’agriculture et à la sécurité alimentaire, les OP doivent pouvoir se renforcer à la base, renforcer les capacités de leurs adhérents et renforcer leurs activités en explorant des possibilités de coopération; en espérant très vite devenir autonome. Organiser de façon périodique, des activités de restructuration afin de se dynamiser et susciter de nouvelles adhésions.

Ressources:

Marc Roesch: « BIM: l’analyse des organisations paysannes? », Afrique Verte Niger: « étude banque de céréales », Abdoul Hamid DIALLO: « guide d’appui à l’émergence des organisations paysannes en Guinée », Daouda Diagne et Denis Pesche (Inter-Réseaux): « Dossier de l’inter réseau n°3« 

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