Le cacaoyer une fois planté, peut vivre au moins 50ans

Intégrer le cercle des pays producteurs de CACAO, une équation qui mérite réflexion au Bénin

Dans un de mes précédents articles le projet cacao pour voire les jeunes s’auto-suffire, j’avais relayé cette opportunité qu’offre une structure de la place aux jeunes de réaliser leurs rêves grâce à la culture du CACAO. Avec l’évolution de l’actualité, je reviens encore sur le CACAO.

Dans son discours du 27 décembre 2013 le président de la République du Bénin n’a pas manqué de prononcer ces trois syllabes « CA-CA-O ». Trois syllabes qui doivent bien signifier : oser et travailler pour y arriver. D’aucuns se demandent encore si Boni YAYI était réellement conscient de l’enjeu.

Le cacaoyer une fois planté, peut vivre au moins 50ans

Le CACAO est une culture modeste, cultivée à 95% en exploitation familiale dans le monde. 70% de ces exploitations se situent en Afrique. Pour mémoire, il a été introduit au Bénin depuis plus de 95 ans, bien avant même l’introduction de ce même produit agricole en Côte-d’Ivoire. Aujourd’hui le constat est net. La Côte-d’Ivoire en est devenu le premier producteur dans le monde avec un peu plus de 1 300 000 tonnes en 2012-2013. Cette culture représente près de 10% de son PIB. Paradoxalement le Bénin n’a jamais taillé une quelconque importance particulière à cette filière agricole. Malgré les efforts improvisés et mal orientés du gouvernement de la révolution en son temps, la culture du cacao est restée dans son état végétatif. Comme quoi, il y a des filières qui ont besoin de diagnostic sérieux dans mon pays. La filière palmier à huile en est un exemple encore probant. Pourtant la culture du CACAO pourrait bien améliorer les conditions de vie des populations et fera des jeunes, les hommes riches de demain. Le ministre d’état le Professeur ABIOLA avait posé le 31 juillet un acte plein d’espoir. Alors nous attirons une fois encore l’attention des uns et des autres sur la question. Que faire si le Bénin devrait entrer véritablement dans le cercle des pays producteur de CACAO ?

La première des choses à faire est de se défaire du syndrome cotonnier dont souffre le Bénin depuis plus d’une décennie. Je reste convaincu de ce que le coton ne saurait être la seule filière capable de faire de l’économie béninoise, une économie prospère. La culture du coton aujourd’hui s’inscrit dans une logique de surexploitation des sols.

Il urge que nous trouvons les moyens de faire décoller cette machine de production. En effet tout n’est pas que noir car il existe depuis une dizaine d’année des exploitations de CACAO au Bénin. Les investissements dans le syndrome néfaste du coton vont-il finir par tuer les filières notamment la filière CACAO ? Non ! Le gouvernement, à travers le MAEP (Ministère de l’Agriculture de l’Élevage et de la Pêche » devra revoir sa politique de promotion des filières agricoles en mettant un accent particulier sur la « cacao-culture ». Renforcer et encourager les unions des producteurs de CACAO; Définir les zones agro-écologistes favorable à la production du CACAO. Augmenter voir doubler les superficies emblavée et inciter les paysans et surtout les jeunes à se lancer dans la production du CACAO. Investir dans la fourniture des plants et des intrants au profit des producteurs. Accompagner les producteurs dans la commercialisation de leurs produits.

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